Flâner à Auray : le cœur historique

A pie a Auray

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1 Les halles
Le droit de fondation d'un marché et de construction des halles relève du seigneur local. Ainsi ce sont les ducs de Bretagne qui créent celles d'Auray. Un acte officiel de la duchesse Constance atteste de leur existence en 1199.
Ces premières halles sont remplacées en 1459 par un vaste bâtiment à la charpente de chêne, typique de l'Ouest de la France. Largement ouvert sur l'extérieur, l'édifice permet la circulation de l'air, indispensable à l'hygiène.
Des marchands s'y placent à l'abri ou s'installent dans les rues alentours. Le lundi est le jour de marché. Il l'est encore aujourd'hui.

Au début du XXe siècle, les halles médiévales sont insalubres et impropres au commerce. Malgré leur intérêt historique, elles sont rasées en 1905 et remplacées par un bâtiment inauguré en 1907. On lui adjoint un vaste édifice qui accueille le tribunal au rez-de-chaussée et la salle des fêtes à l'étage.
En 1960, les halles sont encore démolies. C'est l'occasion de rajouter un étage accueillant les bureaux de la mairie.
Elles sont à nouveau détruites en 1998 et remplacées par les halles actuelles.
2 L’hôtel de ville
Les assemblées de maison de ville (ancêtres de nos conseils municipaux) se déroulent dans l'auditoire au dessus des halles. Cette salle étant vétuste et beaucoup trop exiguë, la communauté souhaite édifier un hôtel de ville, à l'est des halles. La demande est transmise à l'intendant en 1742 qui en refuse la dépense.
En mars 1775, Jean Detaille de Keroyant, ingénieur du Roi reprend le projet. Il dresse deux plans : les halles sont réduites et l'édifice empiète sur la place. En août 1775, le Roi l'approuve.
La réception définitive n'aura finalement lieu qu'en juin 1782, soit six ans après le lancement du chantier.
3 Les immeubles et hôtels particuliers de la place de la République
La place de la République, autrefois appelée "grand placître" , parfois "place du Martray" , est depuis le Moyen Âge le centre économique et politique de la cité. À l'extérieur des halles se déroulent des marchés : le marché au froment, le marché aux fouaces et le marché au mil. Ce dernier a donné son nom à la croix du Milg située à proximité du pilori, tous deux disparus depuis.

Au XVIIe siècle, la place est entièrement bordée de maisons ayant pignon sur rue et dont le rez-de-chaussée est parfois loué à un commerçant. Elles abritent des familles bien connues à l'époque : Autheuil, Henry, Boulle, Geffroy, Cadio, Le Livec, Gillouard... Au no 48 (pharmacie aujourd'hui), s'élève la maison natale de Pierre Le Gouvello de Kériolet, célèbre pénitent.

À la Révolution cette place prend le nom de place de la Liberté.

Quelques maisons datant du tout début du XIXe siècle présentent une façade en pierres de taille. Ces pierres proviendraient des ruines de la chapelle Notre-Dame, démolie en 1803. Celle-ci était située sur la Plaine, face à l'église Saint-Gildas.

4 Le château d’Auray
La ville d'Auray naît au Moyen Âge en fond de ria, sur la principale voie routière de Bretagne sud.
Le site est propice à l'édification d'un pont, d'un port et d'un château. Les premières fortifications consistent en un simple donjon sur motte, dominant le pont et la rivière. Le duc de Bretagne Arthur Ier aurait construit une forteresse plus imposante en 1201.

Le château est le lieu de séjour des ducs mais c'est aussi une place forte stratégique.
Le duc Jean IV l'assiège à la veille de la bataille d'Auray qui met fin aux prétentions au duché de Bretagne de son adversaire Charles de Blois (1364).
Le château fait l'objet de réparations en 1368 et 1475. Entre-temps les habitants d'Auray participent en 1468 aux corvées de bêchage des douves pour les rendre plus profondes.
En 1487, les troupes françaises le prennent d'assaut. Abandonné, il tombe peu à peu en ruines. Henri II, Roi de France, ordonne en 1558 la vente de l'emplacement et des douves du château. Le tout est divisé en plusieurs lots vendus aux enchères. Les bénéfices sont destinés aux fortifications de Belle-Île-en-Mer.

Aujourd'hui il subsiste quelques vestiges sur la rive droite du Loc'h : une tour ronde dite "tour du Talus" et quatre contreforts qui supportaient le corps du logis du château.
5 Le quai Martin
Au XVIe siècle, lors de la vente de l'emplacement du château, il est prévu d'installer le port au pied de celui-ci, côté ville.

Finalement c'est en face sur la rive gauche que sont construits des quais et des cales pour permettre aux navires d'accoster facilement. Ceci explique pourquoi la rive droite de la rivière n'est pourvue d'un quai qu'au XIXe siècle dans le prolongement de la modeste installation située près du port.
Sa construction débute en 1815. On lui attribue le nom de l'adjoint au maire, M. Martin, responsable des travaux.

Le quai dispose de plusieurs fontaines dont la très belle fontaine Chazelles. Édifiée lors des travaux du quai, elle approvisionne les habitants du quartier et les navires en eau douce.
Le comte de Chazelles, préfet du Morbihan, subventionne l'ouvrage. En reconnaissance la fontaine porte son nom.
6 Saint-Goustan, port d’Auray
Au début du XVIIe siècle la communauté de ville d'Auray décide de construire un port sur la rive gauche du Loc'h. Des quais et des cales sont aménagés afin de faciliter le déchargement des bateaux de commerce.

Le rôle des taxes portuaires de 1537 témoignent de l'activité commerciale de Saint-Goustan. La ville importe du vin, du sel, du cuir, du fer et de l'acier de Biscaye. En retour elle exporte du froment, du seigle, de l'avoine, du beurre, de la viande, du poisson, du drap et de la toile. Le pays d'Auray est, à l'époque, un producteur excédentaire de céréales.

L'aménagement du grand port d'Auray s'achève en 1641 par la construction d'un quai et de deux cales reliant le vieux quai et celui construit en 1615.

La création du port de Lorient (1665-1670) et le manque d'importantes voies routières pour relier Saint-Goustan à l'arrière-pays sont à l'origine de la baisse d'activité du port.
Seul le transport de poteaux de bois pour étayer les mines de charbon du Pays de Galles assure encore au début du XXe siècle un peu d'activité sur le quai Franklin.
7 Le quai Franklin
Le quai Franklin est prolongé jusqu'au no 12 actuel vers 1680.
En 1742, le quai est encore rallongé de 42 pieds (plus de 13 mètres), un escalier de 9 marches est construit.

Mais dès mars 1791 des réparations sont à faire. Les travaux ne débutent qu'en juin 1846 et s'achèvent en 1852.
Peu de temps après son achèvement, le quai infléchit déjà vers l'extérieur tant et si bien qu'au début du XXe siècle il se dégrade et s'écroule le 26 mars 1936.
Il sera reconstruit en 1939 et restauré en 2011.
8 Le Stanguy
Au XVIIIe siècle, Auray est un des premiers ports morbihannais pour la construction navale. Une lettre de la communauté de Ville à l'adresse des députés des États de Bretagne en 1754 affirme qu'Auray est "un des ports de la province où il se construise[sic] et où il se radoube le plus de bâtiments marchand. [...] On y construit des navires depuis 200 jusqu'à 400 tonneaux."
Cette activité reste importante au XIXe siècle.
D'après les registre de francisation du quartier maritime d'Auray, 215 bateaux y sont immatriculés de 1815 à 1875. Essentiellement des chaloupes, des chasses-marées, des lougres, des brigues et des goélettes.

Avec l'arrivée du chemin de fer en 1862, le cabotage et la construction navale déclinent.
En 1945, le Chantier Querrien, installé au Stanguy, ranime cette activité pendant une quinzaine d'années. Ces voisins, Firmin Brizard et Joseph Bouler, s'associent pour créer un chantier qui fonctionnera jusqu'en 1974.
9 L’église Saint-Sauveur et la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes
Bien que l'église soit sous le vocable du Saint-Sauveur, le quartier est sous la protection de saint Goustan, le patron des marins et des pêcheurs. C'est d'ailleurs un poisson à la main qu'il est souvent représenté.

Ce Saxon né en 974, en Cornouailles britanniques, est d'abord au service du moine Félix à Ouessant. Puis, sur le modèle des premiers saints bretons, il se retire sur l'île d'Hoedic. Il s'installe ensuite au prieuré de Beauvoir-sur-Mer (Vendée) à la demande du comte de Rhuys.

L'église Saint-Sauveur date du XVe siècle. Une inscription en tuffeau située sur le pilier gauche de l'entrée rappelle sa fondation. De cette époque, seul le portail subsiste. Le reste de l'édifice, détruit lors d'un incendie en 1886 a été reconstruit.
10 La rue du Petit Port
Cette rue qui menait à un second port, plus petit que celui de la place Saint-Sauveur regroupe aujourd'hui le plus grand nombre de maisons en pans de bois : neuf sur la quarantaine subsistant à Auray. Si certaines ont été largement transformées, elles témoignent néanmoins d'une architecture qui s'est longtemps imposée.

Le pignon de l'habitation, situé en façade, est constitué d'un rez-de-chaussée en pierre surmonté de deux niveaux en bois et torchis. La porte d'entrée, placée latéralement, ouvre sur deux pièces en enfilade. Au fond, un escalier à vis permet la distribution des étages. La maison, construite sur une parcelle en lanière, est placée directement sur la rue, permettant ainsi une activité commerciale en rez-de-chaussée. Le jardin ou "courtil" se trouve placé à l'arrière. Il sert à l'élevage d'animaux et à la culture de légumes.

Ce plan de type médiéval persiste longtemps à Auray puisque certaines maisons en pans de bois du XVIIe siècle l'adopte encore. De même, les quelques éléments de décors des habitations à colombage d'Auray relèvent du style gothique.

La plupart d'entre elles étaient des logis de rapport, c'est-à-dire destinée à la location.


11 La rue Neuve et la rue Saint-René
Pendant longtemps, la rue Neuve est l'unique voie d'accès de Vannes à Auray. Le plan cadastral de 1872 indique qu'elle longe la rivière du Loc'h à flan de coteaux avant de déboucher sur la place Saint-Sauveur par un étroit passage. Cette entrée de ville, peu pratique, entraîne la réalisation d'une nouvelle voie en 1749 : le quai Neuf. La destruction de deux maisons est nécessaire à la création de cet accès.

Jusqu'au XIXe siècle, le quartier se limite aux quelques habitations situées sur le port, dans la rue Neuve et la rue du Petit Port. Au-delà, les habitations sont réparties de façon éparse, autour de l'église par exemple. Passé la rue du Budo et la rue de la Pie, commence la commune de Pluneret. En 1865, Auray annexe ces terrains jusqu'à Kerdroguen et Kerplouz. La construction de lotissements à cet endroit donne peu à peu au quartier son visage actuel.
12 Le pont
La première mention d'un pont en pierre date du XIIIe siècle. Il se dégrade régulièrement à cause des forts courants des marées. Il est sans cesse refait à neuf. On l'appelle d'ailleurs Pont-Neuf en 1464. Sa forme actuelle remonte au XVIIIe siècle.

À l'extrémité droite du pont, le bâtiment d'octroi est encore visible. Les octrois sont des taxes très anciennes datant du XIVe siècle. Pour prélever ces taxes, l'administration communale installait, aux entrées de villes, des bâtiments d'octroi où les personnes entrant et sortant devaient déclarer leurs marchandises.
L'argent perçu constituait une des premières ressources d'Auray et servait souvent à l'entretien de la voirie, des quais et du pont.

Au-delà apparaît le Pavillon d'en bas servant d'auberge au XVIIIe et XIXe siècles. Cet édifice doit probablement son nom au pavillon du château dont les ruines se trouvaient derrière. C'était un poste avancé qui contrôlait au Moyen Âge le passage du pont de Saint-Goustan. L'auberge prend d'abord le nom de "Grand Pavillon" puis de "Pavillon d'en Bas" quelques années plus tard.
13 La rue du Pavé (aujourd’hui rue Philippe Vannier)
Cette très ancienne rue d'Auray était le chemin ordinaire pour se rendre à Vannes. Elle portait autrefois le nom de Poul Pavé (issu du breton poul, étendue d'eau), du nom du lavoir qu'elle longe à mi parcours.
On l'appelait aussi rue aux cuirs car elle desservait le port aux cuirs situé au bas de la rue. C'était sans doute un lieu réservé au nettoyage et à la préparation des peaux en vue de les exporter.

14 La rue du Château
Avant de procéder à la vente des ruines du château, une "rue Neuve" est créée le 6 septembre 1560 sur les douves nord. Cette voie relie l’entrée principale du château et le pont de Saint-Goustan. De part et d’autre, les lots de terrain sont vendus. Certains sont abandonnés et trouvent acquéreurs quelques années plus tard.
Un siècle plus tard, la rue Neuve est entièrement bordée de maisons et s’appelle désormais rue du Château. À la Révolution, elle prend momentanément le nom de rue de la Montagne.
15 La place de la Pompe et la rue Barré
À cet endroit se trouve au XVIIe siècle un puits qualifié de grand.
C’est le lieu d’approvisionnement en eau des habitants ne disposant pas de puits particulier dans leur jardin ou leur maison.
À l’angle nord-ouest, se trouvaient les anciennes prisons d’Auray. Installées dans une tour polygonale, elles étaient formées d’un rez-de-chaussée ou cachot, un premier étage ou chambre criminelle et un second étage ou chambre des civils. Le tout était accessible par un escalier à vis extérieur.


L’auberge du Cheval Blanc était située à l’entrée de la rue, dans la maison portant la date de 1630. C’est dans une maison voisine qu’est arrêtée le 26 juin 1748 Marie Tromel, Marion du Faouët. Chef d’une bande de voleurs de grand chemin, elle est conduite au Pavillon d’en Bas puis à Vannes. Elle est pendue à Quimper le 2 août 1755.
16 L’industrie du meuble à Auray
De 1890 à la Seconde Guerre mondiale, Auray est un centre importante fabrication de meubles.
En 1926, 426 personnes y sont employées. Une longue grève éclate cette même année. Les ouvriers réclament une hausse du tarif horaire.

À partir de cette date, l’industrie du meuble à Auray ne cesse de décliner. En 1946, il ne reste que 166 ouvriers employés dans ce secteur professionnel.

Eugène Menthenhoven est l’un de ces fabricants. Il possède un atelier sur la place de la Marie (45 place de la République).
En 1911, le recensement de population indique qu’il emploie 48 ouvriers habitants Auray. Alors qu’en 1906, ils n’étaient que 22, dont 11 sculpteurs.
Il vend son entreprise en 1920 à René Jouannic.
17 La chapelle de la Congrégation (Office de tourisme)
Si cette chapelle date du XVIIe siècle, 1672 n’est pas l’année de sa construction mais celle de la création de la congrégation des Hommes de l’Immaculée Conception. Ces hommes étaient de pieux artisans qui s’y réunissaient pour prier la Vierge.

Pendant la Révolution, elle change d’affectation. S’y déroule en 1790 le tirage au sort des gardes nationales. Le Juge de Paix y est élu ainsi que le Procureur de la commune. Les officiers municipaux y sont nommés en 1791.
En 1793, elle sert de remise pour les pompes à incendie.

Un tribunal s’y installe pour juger une partie des chouans et émigrés faits prisonniers lors du débarquement à Quiberon en juillet 1795.
Du 11 thermidor an III (29 juillet 1795) au 19 fructidor an III (5 septembre 1795), une première Commission Lalène interroge 772 contre-révolutionnaire. Une seconde commission prend les dépositions de 250 autres personnes. Beaucoup d’entre elles n’échappent pas à la mort.

Passé ces troubles, un projet de musée est envisagé au sein de la chapelle au tout début du XIXe siècle. Il est cependant abandonné deux ans plus tard.
La Congrégation des Hommes, rétabli à cette même époque, reprend possession de l’édifice. Constatant de nombreuses malfaçons datant de la construction, elle fait rebâtir l’édifice dans les années 1890. Seule la façade est d’origine.
Aujourd’hui, elle accueille l’Office du Tourisme.
18 L’église Saint-Gildas
Au XIIe siècle, la Duchesse de Bretagne Constance fait don à l’abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys de terres qu’elle possède à Auray.
Les moines y installent un prieuré dont la chapelle deviendra progressivement l’église paroissiale de la ville. Dans un état de vétusté avancé, l’édifice est rasé en 1620 pour être remplacé par l’église actuelle, achevée en 1663.
19 L’Hôtel-Dieu et la chapelle Sainte-Hélène
Dans les archives de la ville d’Auray, l’hôpital apparaît en 1609. Deux procureurs le dirigent et doivent à leur sortie de charge rendre compte de leur gestion. il leur est défendu de recevoir des étrangers à la juridiction. Le médecin, appointé par la ville, doit visité gratuitement les hôpitaux deux fois par semaines.

En 1651, la ville passe un marché avec François Cosnier, architecte, pour reconstruire l’hôpital. Le bâtiment comprend un salle pour les hommes, une pour les femmes, une boulangerie, une cuisine, un appentis, un grenier.
Le 17 novembre 1794, les Augustines, religieuses hospitalières de Vannes, passent contrat avec la ville d’Auray pour s’occuper des malades. Un autre bâtiment sera ajouté.

En 1904, un nouvel hôpital est bâti sur les plans de l’architecte départemental Charrier. Il sera remplacé par le nouveau centre hospitalier sur le site du Pratel en 1970.
20 Le hameau de Kerdrain
Sur le cadastre de 1872, le hameau de Kerdrain apparaît un peu à l’écart d’Auray, en campagne.
Il est situé à la croisée de deux voies : la route royale no 168 de Saint-Malo à Quiberon et chemin de Saint-Julien au Saint-Esprit. La première rue porte aujourd'hui le nom de Louis Billet ; la seconde a disparu. Des quatre habitations situées à cet endroit subsistent un manoir et un hôtel particulier.

21 La chapelle du Saint-Esprit
Le duc de Bretagne, Jean II, couronné à Rennes en 1286, apprécie Auray.
Il y aurait fondé une chapelle du Saint-Sépulcre. Située au sud-est du bâtiment actuel, s’ouvrant sur la rue des Fèves, autrefois rue du Saint-Esprit, et reliée à l’église, elle existe encore au XVIIIe siècle. Elle abrite un gisant du Christ, sculpture en tuffeau polychrome qui se trouve aujourd'hui dans l’église Saint-Gildas.

Une dernière messe est dite à la chapelle en 1790. Dès 1794, elle est utilisée comme caserne militaire. En 1831, elle est finalement acquise par le Ministère de la Guerre qui fait entreprendre de grands travaux pour loger les soldats.
Le génie fait en effet installer quatre niveaux de planchers et des cloisons. Il fait aussi boucher les grandes baies en arcs brisés pour y ouvrir des fenêtres…
La chapelle ne retrouvera son aspect originel qu’après restauration en 1990-1994.

Dans le cœur de certains Alréens, la chapelle porte contre le nom de caserne Duguesclin, patronyme qu’elle s’est vu attribuer deux siècles durant. Voyant défiler des militaires, des pompiers, des élèves et des associations.
22 La rue des Fèves
La rue aux Fèbvres devenue rue des Fèves au XIXe siècle doit son nom aux orfèvres et forgerons qui y tiennent boutiques au Moyen Âge.

Au bout de cette rue commençait la commune de Brec’h. Jusqu’en 1865, Auray annexe ces terres.

La maison en pans de bois à l’angle de la rue du Docteur Alexandre Jardin est certainement la plus belle conservée à Auray. Datée de la fin du XVIe siècle, elle dispose, en pignon, de nombreuses références au vocabulaire gothique : la lucarne et les fenêtres à meneaux ainsi que des animaux et des personnages fantastiques (un lion, un éléphant, une tête de diable…).
23 La place aux Roues
Cette place tient son nom du commerce de roues (charrettes, brouettes…) qui s’y déroulait autrefois. Elle porte déjà ce nom en 1839 sur le cadastre napoléonien.

La rue Alexandre Jardin qui y débouche s’est vue attribuée le nom d’un docteur alréen qui habitait au no 7. Avant de s’appeler ainsi cette rue portait le nom de rue du marché au bois et ce depuis le XVIIe siècle.

Au XVIIIe siècle, il existe plusieurs fours à Auray dont le four du roi au no 19 de la place. La rue voisine en a conservé le souvenir. La plupart des habitants de la ville sont tenus d’y faire cuire leur pain moyennant une redevance.
24 La prison
Le sénéchal est le représentant de la justice royale. Il exerce son pouvoir sur l’ensemble du Pays d’Auray et siège à l’auditoire situé à l’étage des halles. Ceci explique la présence d’une prison attenante à cet édifice.

Mais vers 1760, cette geôle montre de sérieuses avaries et handicape le déroulement de la justice. Il devient urgent de construire un nouveau bâtiment, plus grand et plus adapté, d’autant que la prison forme sur la rue une forte saillie qui gêne la circulation. Il faut attendre 1786 pour que les travaux, financés par Louis XVI, et menés par l’architecte Jean Detaille de Kerroyant, commencent.

Achevée en 1788, sur un terrain de la rue du Jeu de Paume, cette nouvelle prison est l’une des plus modernes du département. Ceinturée de hauts murs et disposant de vastes cellules elle peut accueillir 90 détenus.

25 Le belvédère et la promenade du Loc
La promenade du Loc (du latin locus, lieu) surplombe la rivière d’Auray.
C’est au XVIIIe siècle, une place d’armes, un lieu de promenade et de jeux. En 1764, une ordonnance du duc d’Aiguillon propose de l’embellir. Jean Detaille de Kerroyant, ingénieur des ponts et chaussées, en dresse le plan. Les vieux arbres sont vendues et 150 nouveaux sont plantés. Le terrain est aplani et les murs à l’angle de la chapelle des Cordelières (actuel Père Éternel) sont réparés.

Pendant la Révolution, un arbre de la Liberté y est planté.
26 Le couvent et la chapelle du Père Éternel
Les religieuses hospitalières du Tiers Ordre de Saint-François se sont installées à Auray au XVIIe siècle. La ville leur propose d’abord de s’établir sur la douve sud de l’ancien château puis sur la douve ouest où elles construisent un couvent en 1644.
Leur enclos fera disparaître les rue César et du Papegault, créée en 1560.

Joseph-Marie Grignon, vicaire général du diocèse de Vannes, se porte acquéreur des bâtiments, cour jardin et verger, en 1807.
Il agit au nom de Mme Molé de Champlâtreux qui ouvre le 8 septembre une maison des Sœurs de la Charité de Saint-Louis, dite du Père Éternel. Les religieuses se consacrent à l’instruction des filles et à l’œuvre des retraites.
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